Limules de lecture novembre-décembre 2017

Papiers collés (1960) Livre de Georges Perros "Mon rêve - très réalisable - ce serait d'écrire ce qui me vient sur de petites cartes, comme de visite, en m'interdisant d'en utiliser plus d'une par occasion de penser. Je les jetterais dans une caisse, et tous les cinquante ans, je ferais le tri. Je les numéroterais."... Lire la Suite →

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Black Village (Lutz Bassmann)

On se déporte lentement vers Diacritik. On prend des convois, on achemine les mots avec quelques cahots, en prenant beaucoup de temps. On traverse des nuages, on se sèche de la pluie nocturne, des matins chagrins, des jours affaiblis mais traversés de lumière. La pluie tape contre les parois blindées. Le vent siffle. On se... Lire la Suite →

Glose (Juan Jose Saer)

Juan Jose Saer, Glose, Editions du Tripode, traduction de Laure Bataillon, 2015. [Image de couverture : Ross Hilbert, Golden Fractal ©2010-2017 ] "Au milieu des cris de plus en plus excités et des battements d'ailes frénétiques des oiseaux indifférents à sa présence, Leto regarde la sphère jaune qui concentre ou renvoie des radiations intenses, présence... Lire la Suite →

Aventures dans l’irréalité immédiate (Max Blecher)

A propos d’Aventures dans l’irréalité immédiate, de Max Blecher, trad. Elena Guritanu, éditions de l’Ogre, 2014 [Image de couverture : Otto Piene "Mud Moon"(1928)] *************************** A une certaine profondeur de l’âme, les mots habituels n’ont plus cours. J’essaye de définir exactement mes crises et je ne retrouve que des images. p.26   Récit des profondeurs,... Lire la Suite →

Milan Kundera, La vie est ailleurs

<La haine de la poésie>Jaromil sera poète, car sa mère se faisait (mal) baiser en regardant une statue d’Apollon, dieu des Muses. Son mari prosaïque, et qui ne voulait pas d’enfant, recouvrait le dieu grec d’une chaussette. Par vengeance et idéalisme le fils sera poète, la mère sera omniprésente. Le ton est donné par ce... Lire la Suite →

Général Solitude

Il songe, à la première personne du pluriel. Nous vivons de concert avec nos plus beaux fantômes et n’avons de cesse qu’ils ne nous aient pourchassés jusqu’à l’épuisement. Ils ont disparu depuis longtemps derrière tel ou tel pilier de notre déception, et nous les croyons évanouis à jamais. Contournant chaque pilier, comme les enfants jouent... Lire la Suite →

Slogans, Maria Soudaïeva

A propos de Slogans, Maria Soudaïeva, Ed. de l'Olivier, 2004, trad A. Volodine Opération de sorcellerie évocatoire La Sudaïeva PPS est le nom d’une mitraillette (« l’arme de la victoire » du siège de Leningrad). Et il serait aisé de dire les 343 slogans sont autant d’actions poétiques lancées contre les « responsables du malheur » pour reprendre la... Lire la Suite →

La voie des rêves

"Mais ai-je jamais cessé de rêver, et les ans qui s'accumulent sur mes épaules m'ont-ils appris autre chose qu'à m'enfoncer plus obstinément dans mes rêves ?..." Michel de Ghelderode, "Le jardin malade" in Sortilèges

Antoine Volodine, Alto Solo

Cet opus est bien écrit comme d’une note tenue sur ses coutes 120 pages d’un solo d’alto. Une note aigüe et douce, qui se termine dans la tristesse fatale des cris des victimes. La structure avant le concert / le concert et sa dérive tient bien : l’ironie dramatique tord les boyaux à pressentir dans... Lire la Suite →

Antoine Volodine, Dondog

Sur Dondog, d'Antoine Volodine, publié au Seuil en 2002 ... Dondog, c’est le nom de la blatte humaine Ybür, survivant dans les camps où il attend le jour de sa vengeance. Dondog c’est le nom du livre de Volodine qui traite de la 1ère et 2nde extermination des Ybürs à travers la mémoire fabulatrice de... Lire la Suite →

Antoine Volodine : Ecrivains

Les voix de Volodine [Sur SensCritique] Volodine n’est qu’une des voix du courant obscur surgit des cauchemars du XXe siècle, ce siècle perdu de tortures, de barbaries, de nihilisme, et d’utopies meurtrières. Antoine Volodine, Lutz Bassmann en passant par Manuela Draeger,  sont déjà les hétéronymes déroutant d’un même écrivain, auquel s’ajoute tout un réseau d’alter-écrivains... Lire la Suite →

Médée, Hans Henny Jahnn

De Nigra Medea C’est une opération bien compliquée de réveiller des mythes monstrueux de leur sclérose scolaire. Or ici on atteint enfin le choc de passion, de terreur et de stupéfaction censé être suscité par la tragédie. Expérience rare, exceptionnelle, qu’il faut faire. On oublie tout et se laisse absorber par cette trame de fulgurances... Lire la Suite →

Blanchot, L’espace littéraire

20 000 lieues sous la Littérature C’est le livre-recueil de Blanchot-Caron. Pour des générations Blanchot reste un passeur incomparable chez ces étranges morts-vivants que sont les écrivains (des gens présents s’absentant par l’écriture et se présentant par l’absence, dit-il). Le livre, de sa voix hypnotique d'Eurydice nous attire vers les contrées de l’écriture moderne et de... Lire la Suite →

Les Pissenlits (Kawabata Yasunari)

Si c'était un Marc Lévy ce serait une révélation bouleversante, mais pour un livre (inachevé) de Kawabata, on s'y perd un peu. Malgré tout demeure une sensation troublante à lire ce livre. La mère et le gendre discutant d'un bout à l'autre de la troublante Ineko qu'ils viennent d'interner, on en vient par considérer comme... Lire la Suite →

En lisant : Le Navire de bois (Hans Henny Jahnn)

Pas tous les désordres ne dégénèrent en crime. Les heures diffèrent, et les âmes des hommes ne se ressemblent pas. L'insolite n'est qu'une apparence qui filtre à l'extérieur. A l'intérieur, il y a en toute créature la même chaude obscurité. Un spleen n'est pas pire que la raison. Et de bons discours sont aussi acceptables... Lire la Suite →

Catherine Dufour, le goût de l’immortalité

Il y a dans ce livre rien du fantastique ou du gadget qui fait que la science des civilisations avancées sur nous ressemble à de la magie, comme l'avait indiqué Arthur C. Clark (et Georges Bernard Shaw avant lui, n'ergotons pas, c'est une pensée assez commune au final). Non, pas de Sci-Fi, pas de dystopie... Lire la Suite →

Robert Desnos, La liberté ou l’amour

Un Maldoror des années folles que ce livre terrible né dans la fièvre surréaliste, en 1924, sous la plume de Desnos. Récit poétique, mené d'une joie délirante et cruelle par le Corsaire Sanglot, hanté par la Muse cruelle et poétique de la Révolution Française et parcouru par tous les imaginaires modernes, de la ville au... Lire la Suite →

Antoine Volodine, Biographie comparée de Jorian Murgrave

On dirait une Chimère littéraire impressionnante : un squelette de Strougatski (Le scarabée dans la fourmillière), un ventre de Céline (Mort à  crédit), une queue de Kafka (Die Verwandlung), les pattes d’araignée de la Grande Espèce de Lautréamont (Chant 5), et l’œil, finalement de Volodine. C’est une entrée hallucinée et hallucinante dans la littérature que la... Lire la Suite →

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