« Le premier enfant de la beauté humaine, de la beauté divine, est l’art. En lui l’homme divin se régénère et réengendre lui-même. Il veut se percevoir, et pour ce faire, il s’oppose à lui-même sa propre beauté. Et c’est ainsi que l’homme s’est donné ses dieux. Car au commencement, l’homme et les dieux ne faisaient... Lire la Suite →

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« Où y a-t-il de la beauté ? Là où il me faut vouloir de toute ma volonté ; où je veux aimer et disparaître pour qu’une image ne reste pas qu’une image. Aimer et disparaître : cela s’accorde de toute éternité. Volonté d’amour : c’est aussi être prêt à mourir. » Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, II, «  de l’immaculée... Lire la Suite →

« On dit vrai. La ruse, les énigmes, une précision presque cruelle, une finesse implacable et quasi bestiale ; tous les signes de l’attention féline et d’une féroce spiritualité sont visibles sur les simulacres de ces dures divinités. Le mélange habilement mesuré de l’acuité et de la froideur cause dans l’âme un malaise et une inquiétude particulière.... Lire la Suite →

«  Ils ne s’avisent pas que, si les hommes étaient immortels, eux-mêmes ne seraient pas venus au monde. Ils mériteraient de rencontrer une tête de Méduse qui les transformerait en statue de jaspe ou de diamant pour devenir plus parfaits. » Galilée, Dialogue sur les deux grands systèmes du monde

« Cassandre, dira-t-il, mains désertes et peintes Regard puisé plus bas que tout regard épris, Accueille dans tes mains, sauve dans leur étreinte Ma tête déjà morte où le temps se détruit. » Yves Bonnefoy, Du mouvement et de l’immobilité de Douve

« Mais pensa-t-il, tout cela est une projection de ma part. Ce n’est pas l’univers qui est enseveli sous des linceuls de vent, de froid, de ténèbres et de glace ; tout se passe à l’intérieur de moi, et pourtant il me semble que je le vois de l’extérieur. Étrange, pensa-t-il. Le monde entier est-il contenu en... Lire la Suite →

Général Solitude

Il songe, à la première personne du pluriel. Nous vivons de concert avec nos plus beaux fantômes et n’avons de cesse qu’ils ne nous aient pourchassés jusqu’à l’épuisement. Ils ont disparu depuis longtemps derrière tel ou tel pilier de notre déception, et nous les croyons évanouis à jamais. Contournant chaque pilier, comme les enfants jouent... Lire la Suite →

La voie des rêves

"Mais ai-je jamais cessé de rêver, et les ans qui s'accumulent sur mes épaules m'ont-ils appris autre chose qu'à m'enfoncer plus obstinément dans mes rêves ?..." Michel de Ghelderode, "Le jardin malade" in Sortilèges

Manifeste idéal

"Les poètes, les artistes et toute la race humaine seraient bien malheureux, si l'idéal, cette absurdité, cette impossibilité, était trouvé. Qu'est-ce que chacun ferait désormais de son pauvre moi, de sa ligne brisée ?" Charles Baudelaire, Salon de 1846

La Seconde Fondation, ancêtre de la Didyme ?

[Les principes] d'un civilisation fondée sur la science mentale. Dans toute l'histoire de l'Humanité, c'est surtout dans le domaine de la technologie que les progrès les plus importants ont été enregistrés, lorsqu'il s'agissait d'agir sur le monde inanimé qu'entourait l'homme. Le contrôle de soi et de la société a été abandonné au hasard ou aux... Lire la Suite →

Cioran et la SF ? Généalogie de l’esprit

"Mélange d'automatisme et de caprice, l'homme est un robot avec des failles, un robot détraqué. Pourvu qu'il le demeure et qu'on ne le redresse pas un jour !" Cioran, De l'inconvénient d'être né, X Bien sûr il ne s'agit pas de faire de verser dans le dogmatisme surréaliste - comme André Breton et sa litanie... Lire la Suite →

Apocalypse Nietszche

I « On n’a encore jamais posé le problème de savoir quel besoin de connaissance pourrait pousser l’humanité à se sacrifier elle-même, à mourir, un éclair de sagesse prémonitoire au fond des yeux. Peut-être que s’il s’établit un jour une fraternité dans l’intérêt de la connaissance avec les habitants d’autres planètes, et si au cours des... Lire la Suite →

Exergue rêvée du GhostPlan

« J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur : - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles, Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ? Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil... Lire la Suite →

Lecture : Là-bas

Là-bas : chronique des abîmes (sur SensCritique) Joris-Karl HUYSMANS, Là-bas, Paris : Tresse et Stock, 1891. Dans ce roman de Huysmans flotte un parfum de "ténèbres d'oignons brûlés". Dans A rebours tout était « luxe, bacchanale et fioritures ». Ici c'est une écriture rapide, intense, l'histoire d'un écrivain qui se mêle à l'occulte et au... Lire la Suite →

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