En lisant : Le Navire de bois (Hans Henny Jahnn)

Pas tous les désordres ne dégénèrent en crime. Les heures diffèrent, et les âmes des hommes ne se ressemblent pas. L’insolite n’est qu’une apparence qui filtre à l’extérieur. A l’intérieur, il y a en toute créature la même chaude obscurité. Un spleen n’est pas pire que la raison. Et de bons discours sont aussi acceptables que de grossiers. Lorsque les nuages voilent le soleil, le temps change, le vent transforme une mer lisse en un monstre gris-vert

Hans Henny Jahnn, Le Navire de bois, Paris : José Corti, 1993, p.13

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2 réflexions sur “En lisant : Le Navire de bois (Hans Henny Jahnn)

  1. J’ai choisi ce passage parmi tant d’autres parce qu’il est assez représentatif de la richesse poétique et de la syncope du style.

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