Blandine Volochot

Mordu par Maldoror lui-même, s’injectant le poison de son lyrisme pour s’en vacciner, il paraît – pourtant les Mystères sont passés de date – que l’auteur de Blandine Volochot a disparu avant que l’œuvre existe et que celle-ci a été composée à même le ciel par des entités microbiennes apparues il y a peu. Pourquoi... Lire la Suite →

Article mis en avant

L’énigmaire (Pierre Cendors)

Ici, là-bas. Vers l'ailleurs. Décidément. Cendors installe un monolithe dans notre imaginaire. On tourne autour pour en décider la fonction mystérieuse. On s'approche trop, on voit son image réfléchie, et déformée. On n'ose pas sourire de peur de grimacer. On prend du recul. On sent qu'il y a quelque chose de très juste dans cette... Lire la Suite →

Défense et illustration de rien (Laura Vazquez)

Parce que la poésie contemporaine n’a pas besoin d’être défendue, elle est elle-même de la self-defense mentale. Un manuel d’insoumission, une disjonction du son et du sens. Parce que la poésie contemporaine n’a pas besoin d’être illustrée, parce que la poésie ce ne sont pas des belles images à coller dans un cahier. Défense et... Lire la Suite →

Grotte (Amélie Lucas-Gary)

Grotte, éditions Vanloo, 2020 (initialement paru en 2014 aux éditions Christophe Lucquin). Elle voulait me faire enregistrer le son de la grotte, comme un astronome rapporterait des images de la Lune… Bataille faisait de Lascaux l’origine de l’art. Qu’une artiste choisisse d’en faire la substance de son premier roman fait de la grotte quelque chose... Lire la Suite →

La Maison indigène (Claro)

Il faudra des mots pour dire ces livres qui sont parus au seuil de l’épidémie, laissés dans des cartons non-déballés, des livres comme des maisons à l’abandon. La maison indigène de Claro, est une de ces maisons abandonnées, non plus habitées par les ectoplasmes de Substance (2019) mais par les spectres. Les spectres, c’est ce... Lire la Suite →

Kree (Manuela Draeger)

Ça commence comme John Wick. Mais alors un John Wick perdu dans les marasmes fangeux du post-exotisme, éclairé par une lumière trouble, vineuse et instable. Un John Wick englué dans une atmosphère toxique d’après-vie, se trainant dans cette longue agonie et cette longue défaite d’une fin du monde étirée à l’infini. On ne s’étonnera pas... Lire la Suite →

Europe Odyssée (Jean Philippe Cazier)

Pas une élégie Pas une complainte Pas une odyssée où comme Ulysse, on fait retour au foyer par mille aventures merveilleuses Mais des vies singulières, des odyssées où l’on se perd vraiment, où l’on meurt vraiment, où l’on n’arrive jamais Parce que les larmes, parce que le rejet, parce que la traversée, l’histoire, et quoi... Lire la Suite →

If (Marie Cosnay)

On avait dit : plus de chronique. Plus de compte-rendu, plus de ces limules fatiguées aux pattes trop faibles pour se supporter plus loin dans la mer de plus en plus acide. Viennent des livres. Des livres qui vous déplacent. Qui transforment votre rapport au monde et votre rapport à sa réception. L’histoire qu’on s’en fait.... Lire la Suite →

Providence (Olivier Cadiot)

« Regardez la tête des gens qu’on voit dans les tableaux anciens embarqués vers une île enchantée, ils sourient pour la pose, mais on les sent crispés. Ils ont beau avoir des passerelles pleines de roses qui les mènent aux embarcations enrubannés dans un beau soir doré, on sent qu’ils ne sont à la fête. Ça... Lire la Suite →

Disparition des limules

La fin des arthropodes dont la biomasse a chuté de 67% dans la dernière décennie ne présageait rien de bon. Du fond des abysses jusque dans ce ciel bas où volètent les papillons, les arthropodes meurent en masse. Même ces pauvres limules, ayant survécu des temps antédiluviens, en viennent à rendre l’âme dans cette saignée... Lire la Suite →

Hic (Amélie Lucas-Gary)

Hic, haec, hoc, ille, illa, illud, iste, ista, istud. Des mots qui s’enchaînent dans la mémoire comme des formules magiques, remontant le temps, le temps de l’enfance où ces mots s’impriment dans le sursaut des voyelles et le choc des consonnes, telle une comptine. Que peut-on conjurer en chantant Hic, haec, hoc, ille, illa, illud,... Lire la Suite →

Les échappées (Lucie Taïeb)

Il est des livres dont on referme les pages sur un murmure étrange. Un livre que l'on n’a pas envie de comprimer dans les murs d’une critique tant il s’est ouvert à nous, tant il a ouvert en nous d’échappées, de transformations silencieuses. Tant il semble ainsi nous demander d’accomplir en nous ce mouvement de... Lire la Suite →

Vierge (Amélie Lucas-Gary)

J’ai commencé plusieurs fois Vierge (Seuil, 2017) d’Amélie Lucas-Gary. Plusieurs fois j’ai commencé les premiers mots, les premiers lents vertiges de la situation initiale, et cela non pas en raison de la difficulté du texte ou de ses platitudes, mais pour la joie de recommencer quelque chose dont on pressent à ces quelques lignes qu’il... Lire la Suite →

Les furtifs (Alain Damasio)

Effacer l’histoire, dire autrement ce qu’il y a dans Les furtifs en en proposant autre chose que le déroulé des lignes molaires du narratif et des topiques, des personnages et des retournements. Il y a des livres comme des potentiels, des potentiels d’histoires, surtout quand ils promettent une révolution cosmologique d’envergure où le vivant et... Lire la Suite →

Limules de lecture : août -septembre 2019

Dans quels devenirs êtes-vous engagées, traversées, limules revenantes, repartantes, naviguant entre terre et mer, lecture et écriture ?   Tresses – Souvenirs du narratocène (2019) Livre de Léo Henry Un conte pour adulte où la phylogénétique rejoint l'art de la narration. Une belle parabole amorale. Pour en déplier les arborescences, il faut tout un article.... Lire la Suite →

Tresses : souvenirs du Narratocène (Léo Henry)

Ce qui est passé et revient, les nœuds et les tresses de l'évolution humaine façonnée par les récits, c'est la fable phylo- et philo-génétique de Léo Henry dans cette série les "Contes illustrés pour adultes" des éditions Dis Voir. On y trouvait déjà la si merveilleuse Théorie des MultiRêves de Jean-Philippe Cazier. J'en ai fait... Lire la Suite →

Limules de lectures : juin-juillet 2019

L'été des limules, j'aimerais un titre pareil, un livre recouvert d'une carapace grise, montant sur les plages recouvrant tout comme une vague de nanorobots. En attendant, lisons. Rouvrir le roman (2017) Livre de Sophie Divry Un livre que le CNL devrait mettre à disposition sur son site, dont l'Agessa devrait indiquer la lecture en guise... Lire la Suite →

Les Forces étranges (Leopoldo Lugones)

On n’arrête pas de découvrir ce que la littérature argentine possède de grands écrivains avant comme après Borges, le Grand Ancien dont les tentacules d’écriture semblent s’infiltrer dans tous les livres, insufflant son ombre dans la veine de romans qui doivent ensuite se débattre contre cette étrange possession à travers le temps et l’espace. Mais... Lire la Suite →

Limules de lecture avril-mai 2019

Limules lentes, vivants éloges de la lecture patiente, rêveuse, traînant sur la page, se séchant au soleil des mots, retournant dans l'océan du texte.   Stèles (1912) Livre de Victor Segalen   Inventer un nouveau genre poétique après les madrigaux, les sonnets, les tankas, et autres. Inventer les "stèles" d'après les stèles chinoises découvertes par... Lire la Suite →

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