Blandine Volochot

Mordu par Maldoror lui-même, s’injectant le poison de son lyrisme pour s’en vacciner, il paraît – pourtant les Mystères sont passés de date – que l’auteur de Blandine Volochot a disparu avant que l’œuvre existe et que celle-ci a été composée à même le ciel par des entités microbiennes apparues il y a peu. Pourquoi... Lire la Suite →

Article mis en avant

Tiers Essai

Voici avec m.v. le troisième texte, le troisième temps, le tiers livre de notre réflexion sur ce geste étrange, ce cantique de la lecture et de l'écriture. Avec Blandine Volochot on parlait déjà du "Tiers Lecteur". Car on y tient au Tiers, à l'Autre venu du Dehors (plus levinassien que lovecraftien), et bien sûr au... Lire la Suite →

Stase-seconde

Après "l'insomnie à te souvenir..." (mais l'insomnie, n'est-ce pas ne plus pouvoir se souvenir, trou blanc où l'on s'abolit ?), une nuit obscure et une extase. Une stase seconde donc, une seconde étape dans notre projet avec m.v. de réfléchir la critique - littéraire (ces deux mots, chacun aussi étranges l'un que l'autre et que... Lire la Suite →

Lexique fantomatique : passion fantôme (12)

Nouvelle entrée à notre lexique fantomatique en écho à Spectrographies de SMITH : hantise, simulacre, avenir, machines, spectrographie de l'imaginaire fantomal touchant maintenant à son cœur invisible, la passion. Passion fantôme Comment défaire cette dyade amoureusement liée ? La passion est d'abord, toujours, un fantôme. Il nous introduit les yeux ouverts, dans le monde du... Lire la Suite →

A te souvenir de l’insomnie des mondes

Une voix. Deux voix. Mille voix. Des paroles. Creuses et béates. Répétées. Bégayant. Elles toutes. Nous autres, critiques. Parlant de ce que nous ne savons pas. A cet endroit précis de l’idiotie. Viduité. Accueillir le vide de la parole. Du texte. Telle serait l’opération. Se départir du jugement, de la valeur - époque. Suspens. Écrire... Lire la Suite →

Māra (Etienne Michelet et Dona Jorniod)

Dire quelques chose pour les fantômes. Pour Māra. A peine une critique. Parce que l’estomac vipérin qui me sert de cerveau est malade et que lorsqu’il me laisse du repos je prends mon clavier et j’écris quelques mots que j’ai du mal à relire avant de replonger dans le coma. L’écriture est un miracle dans... Lire la Suite →

Tombant (Fabien Clouette)

Moins qu'un article. Une note. Presque le regret d'un geste critique qui voudrait plus de force et d'innocence. Une idiotie - pour parler avec l'ami Marc - qui nous saisit et ne nous lâche plus. Et pourtant, du silence faire sa part, et reprendre ce qui, dans les réseaux, bat des cœurs et des paupières.... Lire la Suite →

KRITIK

"Ce serait un événement tout nouveau dans l’histoire des arts qu’un critique se faisant poëte, un renversement de toutes les lois psychiques, une monstruosité ; au contraire, tous les grands poëtes deviennent naturellement, fatalement, critiques. Je plains les poëtes que guide le seul instinct ; je les crois incomplets. Dans la vie spirituelle des premiers,... Lire la Suite →

Un vide, en soi (Marc Verlynde)

Un vide, en Soi Je me suis demandé si je pouvais parler de cet essai où sont convoqués Blandine Volochot et Capitale Songe - livres placés sous l’autorité du nom de Lucien Raphmaj. Au beau nom d’amitié d'aucuns pourraient être tentés de substituer le fer noir de l’infamie, le soupçon d'un pacte avec la mafia... Lire la Suite →

La semaine perpétuelle (Laura Vazquez)

Ni sainte, ni sanglante, ni prose, ni vers, le texte de La semaine perpétuelle nous permet de toucher à cet événement plus rare, à cette dynamique plus rare : le neutre. Ce qui se dit dans ce déploiement de la pensée, de l'écriture, je l'ai écrit 18 000 fois sur la page internet (quoi de... Lire la Suite →

Humeurs printanières (Camille Sova)

« C’est comme si María Zambrano s’était mise au collage » serait une façon de faire miroiter ce qui se livre dans ce recueil de poèmes. La journalistique utilise d'ailleurs souvent de ces blurbs où les Grands Anciens et les Anciennes Sibylles sont convoqués contre leur gré par la sorcellerie capitaliste pour les faire servir à leurs... Lire la Suite →

Koma Kapital (A.C. Hello)

Koma Capital est un texte composé des mouches des mots et des maux, des démons de ce démonde qui est le monde. Et que « les mouches avec nous » soit notre slogan parasympathique (appelé aussi « système vagal »), que « les mouches soient avec nous » soit notre vérité tsé-tsé, c’est ce qu’il faut reconnaître à notre époque du... Lire la Suite →

Trois crimes (Amélie Lucas-Gary / Julien Carreyn)

J’ai reçu ce livre dans une enveloppe simple, blanche, de la taille des cartes postales qu’on s'envoyait au siècle dernier. Des cartes postales dont on n’est pas nostalgique, pas vraiment, ça serait absurde. La cartepostalisation du monde, la disparition du facteur Vérité, le charme horrifique et fascinant de ces monuments de papier de notre civilisation... Lire la Suite →

La mesure de la joie en centimètres (Arno Calleja)

Qu’est-ce que la mystique sinon l’intense sensation, immobile et vertigineuse de notre imbécillité ? D’un ravissement et de la contemplation de l’état d’idiotie ? Qu’est-ce que désigne la mystique sinon l’expérience – non le discours – de ce qui se donne dans ce refus de la vision, dans ce privilège donné à la voix, à ce... Lire la Suite →

Toucan fantôme (Etienne Michelet)

Empennez sur vos bras vos palmes de martyr comme les plumes soyeuses du Toucan, rêvez d'autres scènes, des métamorphoses plus laiteuses dans des végétalisations plus souples - ce à quoi nous invite Toucan fantôme d'Etienne Michelet, je l'ai vu comme une nouvelle façon de totemiser l'imaginaire sans en faire ni une mascarade, ni l'appropriation d'un... Lire la Suite →

Derrière un rocher (Tsuku)

« Je klaxonne Dieu » Il est des musiques comme des flammes. Des flammes tristes parfois, dont la pointe aiguë de mélancolie fait tressauter sur place comme sur des charbons ardents, des flammèches et des sourires acides versé d’un coup sec dans le cœur, ce succédané du cerveau, de jus hormonaux qui deviendront – qui sait ? –... Lire la Suite →

L’énigmaire (Pierre Cendors)

Ici, là-bas. Vers l'ailleurs. Décidément. Cendors installe un monolithe dans notre imaginaire. On tourne autour pour en décider la fonction mystérieuse. On s'approche trop, on voit son image réfléchie, et déformée. On n'ose pas sourire de peur de grimacer. On prend du recul. On sent qu'il y a quelque chose de très juste dans cette... Lire la Suite →

Défense et illustration de rien (Laura Vazquez)

Parce que la poésie contemporaine n’a pas besoin d’être défendue, elle est elle-même de la self-defense mentale. Un manuel d’insoumission, une disjonction du son et du sens. Parce que la poésie contemporaine n’a pas besoin d’être illustrée, parce que la poésie ce ne sont pas des belles images à coller dans un cahier. Défense et... Lire la Suite →

Grotte (Amélie Lucas-Gary)

Grotte, éditions Vanloo, 2020 (initialement paru en 2014 aux éditions Christophe Lucquin). Elle voulait me faire enregistrer le son de la grotte, comme un astronome rapporterait des images de la Lune… Bataille faisait de Lascaux l’origine de l’art. Qu’une artiste choisisse d’en faire la substance de son premier roman fait de la grotte quelque chose... Lire la Suite →

La Maison indigène (Claro)

Il faudra des mots pour dire ces livres qui sont parus au seuil de l’épidémie, laissés dans des cartons non-déballés, des livres comme des maisons à l’abandon. La maison indigène de Claro, est une de ces maisons abandonnées, non plus habitées par les ectoplasmes de Substance (2019) mais par les spectres. Les spectres, c’est ce... Lire la Suite →

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