Limules de lecture : août -septembre 2019

Dans quels devenirs êtes-vous engagées, traversées, limules revenantes, repartantes, naviguant entre terre et mer, lecture et écriture ?   Tresses – Souvenirs du narratocène (2019) Livre de Léo Henry Un conte pour adulte où la phylogénétique rejoint l'art de la narration. Une belle parabole amorale. Pour en déplier les arborescences, il faut tout un article.... Lire la Suite →

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Tresses : souvenirs du Narratocène (Léo Henry)

Ce qui est passé et revient, les nœuds et les tresses de l'évolution humaine façonnée par les récits, c'est la fable phylo- et philo-génétique de Léo Henry dans cette série les "Contes illustrés pour adultes" des éditions Dis Voir. On y trouvait déjà la si merveilleuse Théorie des MultiRêves de Jean-Philippe Cazier. J'en ai fait... Lire la Suite →

Limules de lectures : juin-juillet 2019

L'été des limules, j'aimerais un titre pareil, un livre recouvert d'une carapace grise, montant sur les plages recouvrant tout comme une vague de nanorobots. En attendant, lisons. Rouvrir le roman (2017) Livre de Sophie Divry Un livre que le CNL devrait mettre à disposition sur son site, dont l'Agessa devrait indiquer la lecture en guise... Lire la Suite →

Les Forces étranges (Leopoldo Lugones)

On n’arrête pas de découvrir ce que la littérature argentine possède de grands écrivains avant comme après Borges, le Grand Ancien dont les tentacules d’écriture semblent s’infiltrer dans tous les livres, insufflant son ombre dans la veine de romans qui doivent ensuite se débattre contre cette étrange possession à travers le temps et l’espace. Mais... Lire la Suite →

Limules de lecture avril-mai 2019

Limules lentes, vivants éloges de la lecture patiente, rêveuse, traînant sur la page, se séchant au soleil des mots, retournant dans l'océan du texte.   Stèles (1912) Livre de Victor Segalen   Inventer un nouveau genre poétique après les madrigaux, les sonnets, les tankas, et autres. Inventer les "stèles" d'après les stèles chinoises découvertes par... Lire la Suite →

Limules de lecture – février-mars 2019

Des limules assoiffées d'espaces remontent les cordes cristallines du temps noir et créent l'Ouvert. Des lectures. Des espaces. Des ouvertures. Des dimensions multiples. 1+2 L’origine manquante (2018) Livre de SMITH, Prune Phi et Camille Carbonaro Prélude à d’autres fugues. Faut-il dire toutes les relectures de ces textes que l'on écrit ? Ce qu'en dit l'éditeur... Lire la Suite →

Limules de lecture : décembre 2018 – janvier 2019

Limules de l'interrègne, limules de l'intercalaire, nées de l'hiver, vous laissez éclore quelques bulles. Quand elles éclatent nous tentons bêtement d'en interpréter le son.   Pereira prétend (1994) Livre de Antonio Tabucchi La vie du "doutor Pereira", journaliste au "Lisboa", durant l'été 1938 se teinte de ce climat lourd, écrasant, de plats trop riches pour... Lire la Suite →

Les pas perdus (Etienne Verhasselt)

Les pas perdus, Étienne Verhasselt. Editions du Tripode. 2018 Promesses de surréalisme, on hésitera à qualifier de "nouvelles" ces dix-neuf éclats de narration, presque haïkus de nouvelles tant est lapidaire la forme d’une ou deux pages (mais on n’est pas dans du Fénéon quand même). Ou peut-être faut-il parler de pierres plates, de galets ovnis... Lire la Suite →

Limules de lecture : novembre 2018

Dans l'attente de la neige. Des lectures. Le jardin des langues (1974) Livre de Gérard Macé Premier recueil d’un jeune poète, Le jardin des langues a été lancé par Mandiargues qui lui offre aussi une préface (absente de la réédition) louant dans ces poèmes leur étrangeté fascinante. Avec l’ombre de Mandiargues, ce recueil se retrouve insensiblement... Lire la Suite →

Poéticide (Hans Limon)

Acheter du Poéticide pour faire pousser la poésie ? Pourtant cette poésie est une poévie pleine d’ivraies. Pas un livre scève (ciao Maurice), un livre scène (bonjour l’Artiste), un livre ouvert, non, un livre ouvert/fermé, rapidement. Un poète décapité / décapitant, pensant peut-être secrètement à Zarathoustra soulevant la tête décollée du vieux Poète. "À la poésie... Lire la Suite →

Limules de lecture : septembre-octobre 2018

Mes limules se languissent comme des méduses, flottant longtemps dans ces eaux trop chaudes de la rentrée et s'échouent finalement sur les plages tardives de l'océan du web.   Engeland Livre de Pierre Cendors Conversation imaginaire CENDORS - Je cherche un titre pour mon livre. L'EDITEUR - Des miettes sur la table de Kafka ?... Lire la Suite →

De toutes pièces (Cécile Portier)

J'avais anticipé le bonheur de lire De toutes pièces de Cécile Portier (chez Quidam) en faisant une avant-critique sur Diacritik. L'anticipation est ouverte, depuis ce jour le livre glisse entre les doigts des étagères des libraires pour rejoindre des collections que l'on espère singulières, entre un modèle réduit de la lune contenant les cendres de... Lire la Suite →

BettieBooks (Frédéric Ciriez)

Comment ne puis-je pas être attiré par ce livre métacritique (question lancinante, horizon fabuleux) où deux critiques littéraires – en l’espèce : un pigiste et une booktubeuse – deux conceptions de la critique et de la littérature se rencontrent, s’affrontent, se détruisent et se régénèrent en un bruit de buzz plus assourdissant qu’une nuée de mouches... Lire la Suite →

Limules de lecture : juillet-août 2018

De quoi se nourrissent mes limules ? de petits mots noirs, détachés dans l'océan de la chair de leurs pages blanches. Elles écument en blanc les petits mots noirs.   L'alphabet de flammes (2014) Livre de Ben Marcus L'idée de ce livre m'a pris comme un feu de forêt, rapidement, sauvagement : et si l'on... Lire la Suite →

  Histoire d'un dessin Lisant la philosophie de l'insecte de Jean-Marc Drouin (Seuil, collection "Sciences ouvertes", 2014), je tombe sur le concept de swarming, promesse d'une philosophie de l'essaim qui pourtant n'a pas de développement dans ce livre consacré à retracer l'histoire des idées de la philosophie et de l'entomologie plutôt que de se consacrer... Lire la Suite →

La nuit est encore jeune (Catastrophe)

La nuit est encore jeune, Catastrophe (Collectif), Pauvert, 2017   La nuit est régénératrice. La nuit a une fin. La catastrophe est un bouleversement grâce auquel il faut savoir se recomposer. Ce sont les trois lignes de fuite que l’on peut imaginer après avoir su ce texte « collectif » - bien que largement bicéphale (Blandine Rinkel,... Lire la Suite →

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